93. "Amours, Les Yeux et la Mémoire" (Louis Aragon) por Louis Aragon

Viajando até à França de meados do século XX, visita ao poeta Louis Aragon com leituras do próprio de «Amours» e «Les yeux et la mémoire», na companhia das vozes do sempre fiel Léo Ferré e ainda Berthe Sylva, Yves Montand, Georges Brassens e Jacques Brel.

« Fils naturel de Louis Andrieux (ancien sénateur de Forcalquier) et de Marguerite Toucas. Après avoir participé au dadaïsme, il est un des créateurs en 1924 du mouvement surréaliste avec André Breton et Philippe Soupault. Il rejoint avec certains membres du groupe surréaliste le parti communiste français, auquel il restera fidèle jusqu'à la fin de sa vie. Sa poésie est largement inspirée depuis les années 1940 par l'amour qu'il portait à son épouse, Elsa Triolet, écrivain elle aussi et belle-sœur de Vladimir Maïakovski, qu'il avait rencontrée en 1928. Son œuvre porte aussi en filigrane la secrète blessure de n'avoir pas été reconnu par son père, Louis Andrieux, diplomate et préfet de 30 ans plus âgé que sa mère, Marguerite Toucas. Celle-ci, afin de préserver l'honneur de sa famille et de son amant, le fit passer pour le fils adoptif de sa mère et Andrieux, son parrain. Il évoque ce qui fut le drame secret de sa vie dans un petit recueil de poèmes intitulé Domaine Privé. Il fut aussi, avec Robert Desnos, Paul Éluard, Jean Prévost, Jean-Pierre Rosnay et quelques autres, parmi les poètes qui prirent résolument parti, durant la Seconde Guerre mondiale, pour la résistance contre le nazisme. C'est là le sujet d'une autre blessure profonde : la rupture avec son ami Pierre Drieu La Rochelle, qui après avoir « hésité entre communisme et fascisme » (voir Une femme à sa fenêtre), s'est tourné vers le nazisme. Sorte de suicide, qui le poussera à vraiment se donner la mort à la libération. Il existe aussi des « œuvres croisées » entre ces deux génies : Gilles et Aurélien.

Après le décès de son épouse en 1970, Aragon affiche ses préférences homosexuelles, que Drieu La Rochelle avait évoquées dès les années 1930, dans Gilles notamment. Roger Nimier disait d'ailleurs, à son propos : « C'est le seul homme capable d'assister à une réunion du Comité Central du PCF en smoking rose. » Il meurt le 24 décembre 1982, veillé par son ami Jean Ristat. Il est inhumé dans le parc du Moulin de Villeneuve, dans sa propriété de Saint-Arnoult-en-Yvelines, aux côtés de sa compagne Elsa Triolet. »

Este sábado, 2 de Fevereiro, na meia noite dos 107.9FM.

90. "Naked Lunch" (William Burroghs)

«"He was," as Salon's Gary Kamyia notes, "20th-century drug culture's Poe, its Artaud, its Baudelaire. He was the prophet of the literature of pure experience, a phenomenologist of dread.... Burroughs had the scary genius to turn the junk wasteland into a parallel universe, one as thoroughly and obsessively rendered as Blake's."

Why has this homosexual ex-junkie, whose claim to fame rests entirely on one book--the hallucinogenic ravings of a heroin addict--so seized the collective imagination? Burroughs wrote Naked Lunch in a Tangier, Morocco, hotel room between 1954 and 1957. Allen Ginsberg and his beatnik cronies burst onto the scene, rescued the manuscript from the food-encrusted floor, and introduced some order to the pages. It was published in Paris in 1959 by the notorious Olympia Press and in the U.S. in 1962; the landmark obscenity trial that ensued served to end literary censorship in America.

Burroughs's literary experiment--the much-touted "cut-up" technique--mirrored the workings of a junkie's brain. But it was junk coupled with vision: Burroughs makes teeming amalgam of allegory, sci-fi, and non-linear narration, all wrapped in a blend of humor--slapstick, Swiftian, slang-infested humor. What is Naked Lunch about? People turn into blobs amidst the sort of evil that R. Crumb, in the decades to come, would inimitably flesh out with his dark and creepy cartoon images. Perhaps the most easily grasped part of Naked Lunch is its America-bashing, replete with slang and vitriol. Read it and see for yourself. --This text refers to an out of print or unavailable edition of this title. »


O texto integral pode ser lido aqui.
Na Rádio Universidade de Coimbra, sábado, 12, 19 e 26 de Janeiro, almoço à meia-noite com William Burroughs a nu.